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La Psychologie des Froussards et des Opprimés

Compassion, Pitié, Donations


Tout le monde peut se dire victime de quelque chose à un moment durant sa vie. Quelques exemples :

  • Victimes d’autres personnes
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      Certaines compagnies ont fait des mises à pied sans avertissement, et tout le monde qui a perdu son emploi s’est dit « victime des politiques cruelles des corporations ».

      Certaines personnes sont victimes de discrimination à cause de leur race, leur religion, leur sexe, ou leur obésité.


     
  • Victimes de malchance
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      Certains enfants sont nés de parents qui vivent dans une région du monde qui souffre de la famine. Ces enfants finissent affamés, sans abris, mal nourris, et sans éducation simplement à cause de leur malchance d’être né dans un endroit et un moment particulier.

      Certaines personnes se sont surmenées pour développer une entreprise pour eux-mêmes, ou ils se surmènent pour fournir un foyer à leur famille, et ensuite un ouragan ou un tremblement de terre détruit leurs années de dur travail.


     
  • Victimes des erreurs génétiques
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      Tout le monde est né avec des imperfections sur leur corps et dans leur esprit, comme des malformations de la mâchoire, des tâches étranges sur la peau, et des allergies au pollen. Certains défauts sont dus à une femme enceinte qui prend de la drogue ou de l’alcool, et certains sont dus aux erreurs naturelles sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.

      Certaines personnes ont des imperfections tellement sérieuses qu’ils ont de la difficulté à se confondre avec ceux d’entre nous qui ont des imperfections « typiques ». Par exemple, certaines personnes sont nées avec de sérieuses déformations des bras ou des jambes, certains ont de la difficulté à apprendre à lire, et certains sont mentalement retardés.


Certains d’entre nous trouvons des solutions pour régler nos problèmes, mais d’autres laissent leurs problèmes s’aggraver. Voici deux exemples :

  • Une personne qui perd son emploi pourrait commencer à boire excessivement, et cela peut mener à un chômage continu, qui à la longue peut amener à perdre sa maison. Il pourrait devenir un parasite chez ses amis ou sa famille, ou il pourrait devenir sans-abri, ce qui à la longue pourrait mener à la malnutrition, au crime, à l’abus de drogue, ou à la prostitution.

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  • Un enfant qui est laid ou déformé de naissance sera plus propice à être mal traité à l’école par les autres enfants. Il pourrait réagir à l’abus avec colère, rébellion, ce qui à la longue pourrait l’amener à devenir un mésadapté social, qui pourrait à la longue l’amener dans la drogue ou le crime.

  • Les gens qui souffrent de problèmes sont souvent décrits comme des « Opprimés » ou des « Désavantagés ». Les États-Unis ont toujours eu une attitude qui aiderait les Opprimés. Les gens qui aident les Opprimés sont décrits comme ayant de la « compassion ».

    Cependant, ce que la plupart des gens appellent de la « compassion » est en fait de la « pitié » ou des « dons », et cela ne fait rien pour aider les Opprimés.
     
     

    Les dons n’aident pas les étudiants

    Lorsqu’un élève est mauvais en arithmétique ou en lecture, le professeur ne peut pas l’aider en simplement lui donnant une bonne note.

    En fait, les dons rendent les situations pires parce que les humains s’adaptent à leur environnement. Si un professeur donnait des bonnes notes aux étudiants qui sont mauvais, les étudiants deviendraient éventuellement accoutumés et le prendraient pour acquis.
     
     

    La pitié n’aide pas les victimes de la nature

    Les gens qui sont difformes ou laids sont souvent évités ou abusés. En prendre pitié ne rendra pas leur vie meilleure.
     
     
    « Ohhhh, mon pauvre. Je suis tellement désolé pour toi.

    Est-ce que ça te fait sentir mieux ? »

    En fait, en avoir pitié peut rendre la situation pire en les encourageant à être désolés d’eux-mêmes, ou en les encourageant à être en colère.

    La seule chose que ces gens peuvent faire est d’accepter ce qu’ils sont et en faire le mieux qu’ils peuvent. En fait, certaines personnes ont utilisé leurs particularités faciales bizarres à leur avantage à Hollywood.
     
     

    Les dons n’arrêtent pas la famine

    Plusieurs personnes se considèrent compatissantes lorsqu’ils donnent leur argent aux organisations comme la Croix Rouge qui affirment aider à nourrir les gens affamés du monde.
     
     
    Où sont les preuves que les dons de nourriture réduisent la famine ?

    Les dons de nourriture apportent aux gens affamés quelques repas, mais ils recommencent à mourir de faim aussitôt que la nourriture est consommée.

    En outre, les dons importants de nourriture peut rendre la situation pire parce qu’elle prolonge la vie des gens affamés de plusieurs mois, et durant ce temps ils pourraient se reproduirent, dans quel cas il y aura plus de gens affamés. Ce qui peut mener à plus de morts par sous-alimentation comme s’ils ne s’étaient pas fait donner la nourriture en tout premier lieu.

    Il n’y a qu’une seule façon d’éliminer la faim, la malnutrition, et la sous-alimentation, et c’est d’enseigner aux gens comment prendre soin d’eux-mêmes. Nous aurions à aider toutes les nations à développer de meilleurs gouvernements, de meilleures économies, et de meilleurs systèmes scolaires. Mais comment fait-on cela ? Nous ne pouvons même pas nous donner un gouvernement respectable. En fait, il y a de la faim aux États-Unis. Si nous ne pouvons éliminer la faim aux États-Unis, comment allons-nous l’arrêter dans les nations étrangères ?

    La plupart des gens ne peuvent pas affronter le fait que des gens vont mourir de faim et souffrir de malnutrition peu importe combien de dons de nourriture nous donnons aux personnes affamées. Plutôt que de faire face à un fait si déplaisant, la plupart des gens se créent une fantaisie dans laquelle leurs dons d’argent vont magiquement arrêter les famines.
     
     

    Si le résultat est indésirable, est-ce que le motif importe ?

    J’ai mentionné dans la Négation de l’Évidence qu’il y a deux groupes de gens qui libèrent des animaux de compagnie non désirés dans nos villes :
    • Un groupe s’est créé un monde fantastique dans lequel ils sont des héros de libérer leur animal.

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    • L’autre groupe ne veut simplement pas l’animal, et le jette comme s’il était un déchet.


    Les deux groupes de gens en viennent au même résultat. Cependant, chaque groupe avait une attitude différente. Comment pouvons-nous dire qu’un groupe est meilleur qu’un autre lorsqu’il en vient les deux avec le même résultat dégoûtant ?
     

    Imaginez deux voleurs de voitures différents :

    • Un voleur justifie le vol de voitures sous le prétexte que les compagnies d’assurances vont les remplacer pour rien.

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    • Les autres voleurs justifient le vol de voitures sous le prétexte qu’ils préfèrent voler des voitures plutôt que d’occuper un emploi régulier.


    Si votre voiture en venait à être volé, vous importerait-il quel voleur a volé votre voiture ?

    Ce dilemme se manifeste avec la famine. Plus spécifiquement, certaines personnes font des dons de nourriture, et d’autres personnes ignorent les gens affamés.

    Les gens qui font des dons sont considérés comme étant compatissants et aimants, tout comme les personnes qui ne font rien sont considérées cruelles et égoïstes.

    Cependant, le résultat final des deux groupes est identique parce que les famines continuent peu importe si les gens affamés se font offrir des dons. Comment pouvons-nous dire que la personne qui fait des dons est meilleure que la personne qui ne fait rien ? Lorsque le résultat des actions de quelqu’un est sans valeur ou indésirable, devrions-nous nous soucier de ce que sont ses motifs ?
     
     

    Lorsque le résultat est le meurtre, quel motif est le meilleur ?

    En fait, la plupart des gens se soucient des motifs d’une personne lorsque le résultat est un meurtre. Par exemple, lorsqu’un homme perd son tempérament et tue quelqu’un, plusieurs personnes décriraient cela comme étant de la « folie temporaire », ou un « meurtre au second degré », ou un « meurtre non intentionnel », ou « non coupable pour des raisons de folie ».

    Cependant, lorsqu’un homme pense au meurtre, même s’il y pense pendant seulement une seconde, il est considéré comme étant une personne pire. Son crime est décrit comme étant « Meurtre au Premier Degré ».

    Le résultat final des deux meurtres est exactement le même, mais la plupart des gens croient qu’un homme qui tue impulsivement dans un excès de tempérament violent est meilleur qu’une personne qui pense à son meurtre. Apparemment, l’action de penser est quelque chose que la plupart des gens trouvent bizarre.

    Cette même attitude s’appliquerait-elle aux femmes enceintes qui tuent leur enfant avant la naissance ? Si une femme perd son tempérament et se frappe dans l’estomac pour tuer son enfant à venir, serait elle considérée une meilleure femme qu’une femme qui a pris du temps pour penser à l’avortement ?
     
     

    Votre perspective affecte votre solution

    La manière dont vous percevez un problème détermine comment vous essaierez de le résoudre, et s’il est possible de le résoudre. Si vous regardez un problème d’une façon irréaliste, vous êtes moins propice à trouver une solution. Par exemple, si vous pensez que les famines sont provoquées par un manque de nourriture, vous présumerez que les dons de nourriture vont régler le problème.

    Les famines se produisent lorsque les gens ne peuvent pas produire assez de nourriture pour eux-mêmes. La différence peut être subtile et insignifiante, mais vous pourriez la comprendre lorsque vous considérez les famines chez les animaux.

    Chaque année des millions d’animaux meurent de faim. Si nous donnions des dons de nourriture à tous les animaux affamés, arrêterions-nous les famines chez les animaux ? Non ! Pendant que les dons permettraient à quelques animaux affamés de survivre, ces animaux se reproduiraient, et ensuite il y aurait plus d’animaux affamés qu’avant. Nous aurions augmenté nos dons de nourriture chaque jour pour maintenir la hausse de la population d’animaux qui meurent de faim.

    Donner de la nourriture à des gens ou des animaux affamés dans le but d’arrêter les famines est aussi absurde que de donner des bonnes notes aux étudiants qui sont mauvais dans le but de les aider à faire mieux à l’école. Les dons ne régleront aucun problème. En fait, les dons rendent la situation pire.

    Alors pourquoi ne pas décrire la personne compatissante qui donne des dons de nourriture comme un « idiot ignorant » qui rend la situation pire par ses tentatives mal guidées ?
     
     

    Pourquoi autant de gens font des dons ?

    Si je suis correct que de donner des dons de nourriture rend la vie pire pour les gens affamés, pourquoi est-ce qu’autant de gens le font ? Je crois que la majorité des gens qui donnent de l’argent à la charité se retrouve dans deux groupes principaux.
     
  • Les gens qui sont poussés à donner.

  • Ces gens tendent à donner des petits montants, et seulement lorsqu’ils sont poussés par des amis ou les leveurs de fonds.
     
  • Les gens qui donnent de l’argent pour se sentir bien.

  • Une des façons les plus simples et plus rapides de se sentir spécial est d’écrire un chèque à une organisation de charité. Ça prend seulement quelques minutes pour écrire un chèque et le mettre à la poste. La personne peut ensuite passer le reste de sa vie à se complimenter pour ce don. Il peut se dire qu’il est une personne spéciale ; une personne qui aime les gens. Il peut se complimenter qu’il est une personne qui se soucie de la souffrance des autres personnes. Il peut se vanter auprès de ses amis qu’il a donné à une cause louable.
    Si une personne avait vraiment de la compassion pour les gens affamés, il ne donnerait pas simplement de l’argent. Plutôt, après qu’il donne de l’argent, il enquêterait sur les résultats. Il se demanderait, « Est-ce que mon don a aidé quelqu’un ? Devrais-je continuer de donner de l’argent à cette organisation ? Ou bien devrais-je regarder pour une organisation différente ? »

    Si c’étaient des personnes intelligentes qui contrôlaient une organisation de charité, ils agiraient comme des ingénieurs ou des scientifiques. Plus spécifiquement, ils analyseraient leurs activités de façon routinière pour déterminer comment ils peuvent les améliorer. Ils voudraient savoir lesquelles de leurs activités qui réussissent et lesquelles échouent.

    Si la Croix Rouge, ou n'importe quelle autre organisation de charité, s’analysait présentement de façon sérieuse, ils produisaient un rapport qui admet qu’ils n’ont rien fait pour réduire la faim, la souffrance, l’ignorance, ou les illettrés. En fait, leurs rapports montreraient qu’ils ont en fait augmenté le nombre de personnes qui sont affamées, ignorantes, et illettrées. Un rapport sérieux de la Croix Rouge suggérerait qu’ils arrêtent leurs opérations jusqu’à ce qu’ils découvrent comment faire quelque chose qui a du sens.
     
     

    La charité est seulement un divertissement

    Les organisations de charité sont une industrie de divertissement, pas des organisations sérieuses qui essaient de faire du monde un meilleur endroit. Aucune des organisations de charité ne peut expliquer comment leur argent aide le monde, non plus où va leur argent. Ils n’analysent jamais ce qu’ils font, du moins pas d’une façon sérieuse et critique.

    La charité est populaire parce que les gens qui donnent de l’argent en viennent à se sentir spéciaux pour le reste de leur vie. La charité est comme un puits pour faire des vœux. Lorsqu’une personne lance une pièce dans le puits, elle se créer une fantaisie dans laquelle la pièce lui fera une vie ou le monde une meilleure place. Il ne se dérange pas pour enquêter l’effet de la pièce sur sa vie. Plutôt, il lance simplement la pièce, et ensuite se titille avec des fantaisies de comment sa vie va maintenant s’améliorer.

    Les gens qui donnent de l’argent à la charité ne font seulement que lancer des pièces dans un puits. La seule façon d’aider le monde est à travers la recherche, les discussions, et le travail acharné. Mais qui parmi nous désire faire le travail difficile ? Qui parmi nous a la force émotionnelle de discuter les problèmes de la faim, du crime, et des animaux de compagnie non désirés, des humains non désirés, des maladies mentales, des citoyens irresponsables ?

    Tout le monde aimerait voir le monde s’améliorer, mais la plupart des gens ne veulent pas rien faire excepter de lancer une pièce dans un puits.
     

    « Et cette pièce est pour les victimes du tsunami en Inde parce que j’aime tout le monde, même ces Hindous adorateurs de vaches. »

    Donner de l’argent et lancer des pièces dans un puits pourrait être décrit comme de « l’auto-titillation » ou de la « masturbation mentale ». Notre monde a de sérieux problèmes, mais nous n’améliorerons pas notre monde lorsque nous encourageons ce type de comportement. Nous avons besoin de gens qui penseront, apprendront, discuteront, et feront un réel travail.
     
     

    Est-ce que les dons aident les victimes du tsunami ?

    Le tsunami de décembre 2004 en Asie a inspiré des nombres énormes de gens de partout dans le monde à donner de l’argent aux victimes. Combien de gens qui ont donnés, de l’argent ont demandé, « Qui reçoit mon argent ? Qui dépensera mon argent ? Sur quoi vont-ils le dépenser ? »

    Personne n’a apporté de preuve que l’argent fasse quoique ce soit pour améliorer la vie en Asie. Chaque reportage sur l’Asie montre que c’est toujours un endroit de chaos surpeuplé, affamé, malade où les parents offrent leurs enfants à la prostitution. Comment est-ce que des milliards de dollars en dons ont fait quoi que ce soit pour le peuple de cette région ? N’y a-t-il pas une meilleure façon de dépenser des milliards de dollars ?

    Les personnes qui ont donné de l’argent aux victimes du tsunami l’ont fait parce qu’elles se sentaient poussées émotionnellement à donner, ou parce qu’ils voulaient fantasmer qu’ils sont spéciaux, compatissants, et aimant des gens.

    Si les gens étaient sérieux dans leur désir d’aider les victimes, il y aurait eu des discussions sur comment l’argent allait être dépensé, et qui allait la dépenser. Plus tard, il y aurait des enquêtes pour déterminer si l’argent a été dépensé adéquatement. Ce n’était pas un montant d’argent trivial, mais les gens ont traité les dons comme s’ils lançaient des pièces dans un puits.
     

    Les prières sont meilleures que la charité

    Une autre réaction commune aux problèmes est de prier. Prier est une bien meilleure solution aux problèmes du monde que de donner de l’argent pour la charité parce que prier ne rend pas le problème pire.

    Si les gens qui donnent de l’argent priaient à la place, les organisations de charités disparaîtraient et les gens qui travaillent présentement pour les œuvres de charité pourraient trouver un travail plus utile.
     
     

    « Cher Dieu, 
    Sommes-nous responsables pour l’arthrite, les maladies mentales, les sécheresses et la misère ? Si c’est le cas, je prie un autre dieu pour que vos victimes surmontent votre abus.

    Sinon, rendrez nous nos vies plus belles ? Combien de souffrance doit avoir lieu avant que vous fassiez quelque chose ? Et si… oh, oubliez ça. 
    Amen. »